dimanche 17 décembre 2017

Claudette Vidal : L'éveil du cœur


L’éveil du cœur est l’ouverture qui permet de s’ouvrir à tout ce qui est pour l’accueillir, l’honorer, l’embrasser. L’éveil du cœur est le passage permettant l'amour divin de fusionner avec l'amour humain.
Le cœur humain est parfois blessé, apeuré, méfiant… Lorsqu'il est fermé il souffre… il suffoque. Il supplie qu'on l'aide à retrouver la joie et l'amour.
Lorsque l’amour inconditionnel nous a investi et qu'il a pris possession de nous, il transforme les "j’aime”, en "Je suis Amour” et les "je donne et je reçois” en "Ça donne et Ça reçoit”. 
Il n’y a rien à développer pour être Amour car nous le sommes déjà. Nous pouvons simplement réaliser que c'est notre nature profonde. L'amour ne peut être possédé ni engrangé. Laissons-le nous traverser et nous transformer au passage. L'amour est la plus douce mélodie du cœur, c'est le chant divin.
Ouvrir son cœur n’est pas toujours facile. Après une longue période de fermeture due à de multiples protections inconsciemment mises en place pour se protéger de sa propre souffrance, il sera nécessaire d’être patient et bienveillant envers soi.
L’Amour nous purifie jusqu’à ce que nous soyons immaculés. Nous devenons ainsi un terreau vierge pour accueillir la Semence divine, la Vie.
Nous sommes l’instrument de l’Amour, ses mains, sa bouche, ses yeux. Acceptons qu’il œuvre à travers nous et qu’il nous utilise aussi souvent qu’il le souhaite pour atteindre ceux qui nous entourent. 
Si l’Amour te fait signe, suis-le. 
S’il semble ne pas vouloir t’inviter, alors, pars à sa recherche. Surtout ne t’arrête pas avant de l’avoir trouvé. Et lorsque tu sentiras son parfum exaltant, pose ton genou par terrel et incline-toi. Du plus profond de ton cœur, prends l’engagement de le servir.
L’amour rend libre. Si tu te sens enfermé, c’est que tu as voulu le capturer. Alors, ouvre-toi et demande-lui pardon. L’amour ne possède pas et ne peut être possédé. Amour et liberté sont frères.
L’amour n’a pas d’autre désir que celui d’être présent au cœur de chaque instant.
Que ton OUI à l’amour le fasse frémir… pour qu’à son tour… il te fasse frémir. Mais prends garde car, lorsque l’amour œuvre, il peut tout saccager. Il va te pétrifier, te démolir, te casser et, te reconstruire à sa façon. Transformé et rayonnant, tu seras un produit de l’amour.
Apprendre à aimer est un chemin laborieux, mais combien gratifiant. C’est tout ce à quoi aspire ton cœur. Offre-lui ce cadeau. 
Lorsque ton cœur s'éveille à l'Amour qu'il est, le voile de la séparation disparaît. Il peut alors rayonner et embrasser toute chose. C'est un retour à Soi par le chemin du Cœur.
Lorsque ton cœur s'éveille à l'Amour qu'il est, le voile de la séparation disparaît. Il peut alors rayonner et embrasser toute chose. C'est un retour à Soi par le chemin du Cœur. 
En un seul coeur
Claudette

mardi 12 décembre 2017

Byron Katie: Le miracle de l'amour



Le miracle de l'amour vient en présence du moment non interprété.
Si vous êtes mentalement ailleurs, vous manquez la vraie vie

mardi 28 novembre 2017

Vijnana Bhairava Tantra


"Si l'on meut le corps très lentement, O déesse !
jouissant alors d'une disposition d'esprit bien apaisée, l'on parviendra au flot divin" 

dimanche 26 novembre 2017

Khalil Gibran : Le Prophète


Vos enfants ne sont pas vos enfants.
 Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
 ils viennent à travers vous mais non de vous.
 Et bien qu’il soient avec vous,
 ils ne vous appartiennent pas.

samedi 25 novembre 2017

Henry David Thoreau : Marcher




Si vous êtes prêt à abandonner
 père et mère, frères et sœurs, femme, enfants et amis,
 prêts à ne jamais les revoir ;
 si vous avez payé vos dettes, fait votre testament 
et réglé toutes vos affaires, 
vous êtes un homme libre ; 
alors vous êtes prêt pour la marche.

vendredi 24 novembre 2017

Rûmi



" Quand le miroir de ton cœur deviendra clair et pur, tu contempleras des images en dehors de ce monde d'eau et d'argile. Tu contempleras à la fois l'image et Le Faiseur d'images ; à la fois le tapis du royaume et Celui qui étend le tapis."


mardi 12 septembre 2017

Madame Guyon: La méditation



Madame Guyon, morte en 1717,
est l'un des plus profonds maîtres de méditation.
Et l'un des moins reconnus.
Quoi qu'il en soit,
elle a donné de nombreux enseignements
sur la voie la plus courte
vers l'union à Dieu, qu'elle appelle "état fixe" ou consommé.
Selon elle, il y a deux sortes de méditation,
qu'elle nomme joliment "simple regard".
D'abord, il y a la méditation comme effort d'abstraction intellectuel.
C'est la méditation métaphysique d'un Descartes, par exemple.
Ou bien c'est la considération des attributs de Dieu, de ses Noms,
la pensée de ses mystères et autres thèmes élevés.
Dans cette sorte de méditation, il y a aussi l'effort pour envisager
"Dieu tel qu'il est", en faisant effort pour écarter tout le reste.
Cela ressemble à ce que l'on appelle, aujourd'hui, méditation :
un état d'attention concentrée, détachée de tout contenu,
atteint au moyen d'une pratique répétée.
Ensuite, il y a la seconde sorte de méditation "de simple regard",
qui consiste à se laisser aller à aimer Dieu, à s'enfonçer en lui
"non par effort ni par contention d'esprit,
mais par amour".
La première méditation est bonne mais, selon cette mystique expérimentée,
ça n'est pas la meilleure. Tant que l'on médite sans amour, en effet, on est actif
et on espère contrôler ses pensées. Alors que par l'amour, on arrive au "dénuement...
mille fois plus excellent que l'abstraction : il est permanent et durable".
L'amour "met l'âme dans un silence goûté", savoureux. "Par cette voie, l'âme trouve en peu de temps son centre, ce qui n'arrive pas par la simple abstraction de l'esprit car, quoique l'âme y ait une certaine paix qui vient de l'abstraction des objets multipliés [et donc un certain calme mental], cette paix n'est ni savoureuse ni si profonde que par la voie de la volonté".
Par "volonté", ici, il ne faut pas comprendre la faculté de faire effort mais,
au contraire, le pouvoir de s'ouvrir, de se rendre disponible
à l'amour divin. La volonté est ici la faculté d'aimer, faculté qui est en chacun de nous.
Il y a donc deux voies de méditation :
- une voie de l'abstraction par effort, qui est laborieuse,
aride et qui ne donne que des résultats provisoires.
- une voie de l'amour.
Cette dernière a aussi ses difficultés :
la principale est qu'il faut y être passif, disponible,
à l'écoute d'un chant qui ne peut s'entendre
que dans le silence intérieur sans retour sur soi.
Ne pas faire d'effort demande un effort surhumain.
Plus encore : ne rien faire, c'est-à-dire se laisser faire
par ce qui est plus vaste que nous est, paradoxalement,
la pratique la plus difficile ; mais assurément,
elle est excellente et magique.
On se met donc en silence,
à l'écoute de la sensation intérieure, subtile,
de félicité. Et on se laisse bercer par elle.
On goûte ainsi le silence intérieur,
l'âme est peu à peu transformée.
Nos réactions au quotidien nous indiquent
nos résistances. Mais grâce à cette amour, à cette félicité intérieure,
ces obstacles fondent.
Evidemment, les douleurs et même les souffrances
les plus profondes ne disparaissent jamais complètement,
de même que
les qualités divines ne sont jamais parfaitement incarnées...
mais on sent qu'il y a là un trésor inépuisable,
une manne véritable qui vaut tout le reste, et plus.
C'est la vie intérieure.
(les extraits viennent des Discours intérieurs, I, 43)

mardi 6 juin 2017

Byron Katie: La peur de la mort


La peur de la mort est le dernier stratagème de la peur de l’amour. L’esprit contemple le vide et lui donne un nom pour s’empêcher d’expérimenter ce qu’il est vraiment. 
Toute peur est une peur de l’amour, parce que découvrir la vérité de toute chose, c’est découvrir qu’il n’y a personne, pas d’exécutant, pas de moi pour créer la souffrance ou s’identifier à quoi que ce soit. 
Sans rien de tout cela, il ne reste que l'amour.

dimanche 4 juin 2017

Émir Abd-el Kader


Je suis Dieu,  je suis créature
je suis Seigneur,  je suis serviteur
Je suis le Trône et la natte qu’on piétine
je suis l’enfer et je suis l’éternité bien heureuse
Je suis l’eau,  je suis le feu
je suis l’air et la terre
Je suis le « combien » et le « comment »
je suis la présence et l’absence
Je suis l’essence et l’attribut
je suis la proximité et l’éloignement
Tout être est mon être
je suis le Seul,  je suis l’Unique.

samedi 3 juin 2017

Ji-Phi : De quoi m'inquiéter ?




De quoi m'inquiéter ?
Rien qui ne soit mon œuvre,
Rien qui ne soit mon Désir.
De quoi me protéger ?
Quand tout est plus moi que moi-même, que tout est mon reflet d’espace et de temps.
Qu'est ce qui serait trop fort, trop intense ?
Quand c'est ma propre puissance à l'œuvre !
Seuls mes pensées, mes mots, peuvent créer une séparation.
Leur seul espace où se matérialiser est mon Silence.
Qui aimer ! Qui haïr !
C'est mon sang qui pulse dans ces veines,
Ce sont mes larmes qui coulent sur ces joues !
C'est ma joie qui réjouit les étoiles !
Chanter, danser,
Naître, mourir, je serai toujours au Cœur de moi-même
Au Cœur de l'Infini.
De ce mystère rien ne peut être conservé,
L’océan prend forme dans la vague.
On ne peut pas enfermer une vague !
L’arc en ciel se déploie dans le ciel,
On ne peut en conserver un morceau.

Chaque forme me donne corps.
Chaque son me chante,
Chaque mouvement est ma danse.
Chaque regard me laisse à voir.

Qui suis-je ?


Trouvé sur le blog "Voyageurs de l'Immobile"

dimanche 2 avril 2017

Nathalie Delay : Retrait



Le retrait quand il n’est pas réactivité, ni fuite 
Mais qu’il s’impose comme l’unique possibilité 
Est un appel qu’il faut suivre sans négociations 
Pour se donner sans distractions à ce qui s’offre.

Ce retrait là n’est pas un refus du monde 
Mais un temps de repos, de silence 
Au cœur du monde 
Sans attentes ni projets.
Dans la grotte obscure, la lumière explose
Se laisser mourir mille fois à son contact fatal 
Puis laisser naître une parole, une action,
Fraîche, sans appartenance.