lundi 6 juin 2011

Monko: Le sens



Il ne s'agit effectivement pas d'être effrayé à une idée, mais à la vacuité absolue qu'elle renvoie, et d'où elle vient, à la toute-impossibilité du moindre mouvement, de la moindre pensée vis-à-vis de ce qui est. Il s'agit d'être percuté par la peur de disparaître, du présentiment de n'être personne, de ne pas avoir une vie à mener, à améliorer, ou à détruire, de n'avoir pas la moindre once de pouvoir, le moindre support ou appui, que les choses soient absolument dénuées de sens, sans valeur, sans origine ni destination, et que la nature essentielle de toute chose soit un rien, que la nature de l'être soit "non-être". Effrayé à l'idée que tout dans notre vie n'ait été qu'illusion et que le sens réel de la vie soit notre disparition. La plupart des gens voudraient s'éveiller à la Conscience ou à l'amour gentiment, en évitant tous les désagréments, par la logique, à travers l'effort (ou le non-effort), en fuyant la peur ou poursuivant je ne sais quoi. "Je m'aime", "je vous aime", "la vie est belle", entend-on dire; évidemment, tout dépend de l'origine et de l'intention derrière tout ça. Mais dans l'éveil, il n'est nul besoin de ce genre d'assertions. C'est bien souvent un truc egotique, comme de se détester, de haïr, etc... Mais quiconque n'a pas haï de toutes ses forces ne peut trouver le sens de l'amour. Bref...

Il s'agit de mourir, à tous nos espoirs, de tomber dans le vide absolu et de voir...que le vide n'est pas vide, qu'il a toujours été ce que nous étions, l'essence de toute chose, plénitude. Et une fois disparus, nous revenons à l'existence sans y naître, ("heureux celui qui est avant d'exister disait Jésus) tout en gardant l'absence de dynamismes liée à notre disparition. Nous dormons éveillés. La bénédiction et félicité que sont le sommeil, l'inconscience, deviennent notre éveil, notre conscience. Ainsi n'y a-t-il plus personne ni rien pour être conscient des choses, mais la Conscience devient la nature même des choses, l'immobilité des choses. Dans ce grand univers, il ne se passe rien, sinon le mouvement majestueux et vide de ce grand univers lui-même, qui est Conscience.

Il n'y a jamais eu personne ou quoi que ce soit dans cet univers, pas de vie DANS l'univers. Juste la vie, absolue, "en tant" que l'univers. Et par univers, je l'entends autant au niveau micro que macro. L'univers n'a pas de mesure, comme l'amour, la conscience, la vie.

Et bizarrement, c'est alors que "profiter" de la vie surgit, laissant se libérer, sans but, notre propre programmation, nos conditionnements, nos particularités, qui sont l'univers même. Ca devient magique, éternel et sans cesse renouvelé. Vivre ainsi sans mémoire, sans projection, sans centre. Libres.

2 commentaires:

  1. Bonsoir Nathalie, La photo de Régis et la signature m'obligent à vous demander si le texte est de vous ou de lui.. C'est clair bien sûr, tous les aspects de la quête sont présents, mais comme nous le disions il y a peu dans un échange avec Régis, il y a loin de la coupe aux lèvres.

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    1. Le texte est de Monko, trouvé sur son blog
      (c'est écrit au-dessus de la photo).
      Désolée pour le retard à répondre, mais j'étais peu présente sur le blog ces derniers mois. Avec mes cordiales salutations. Nathalie

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