mardi 7 septembre 2010

Adyashanti: La flamme de vérité

Si vous écoutez attentivement, ressentez intimement et consentez à vivre cet instant exactement tel qu’il est, les corps émotionnels et énergétiques s’assouplissent. Prenez quelques minutes maintenant pour simplement tendre l’oreille et prendre conscience de votre environnement. Laissez les sons se faire connaître et prenez conscience des odeurs et des sensations de l’espace autour de vous, à l’intérieur et à l’extérieur de la pièce, pour que vos facultés sensitives ne se confinent pas à votre peau ou aux os. Donnez-vous la chance de vous ouvrir à l’environnement sonore et à une impression de l’espace à l’extérieur de votre corps.

Remarquez que plus vous vous détendez, plus ces sons et ces sensations pénètrent et circulent en vous sans opposition. Vous sentirez que vous vous assouplissez et que vous vous ouvrez. Conviez-vous à cette ouverture. Vous constaterez peut-être que la frontière imaginée entre le monde extérieur et ce qui se passe à l’intérieur de votre peau devient poreuse, ou encore, vous sentirez qu’il n’y a plus de frontière entre l’intérieur et l’extérieur. Le bruit extérieur et ce qui se passe dans votre corps prennent la même saveur. Une sensation à l’intérieur du corps n’est pas très différente du son d’une voiture qui passe où d’un oiseau qui chante.

Le silence ouvre le corps et vous imprègne comme une éponge, si vous y consentez.

La pensée fragmente l’unité en morceaux que le mental analysera. Le silence pour sa part unifie.

Lorsque le corps s’ouvre, les sons affleurent au milieu du silence. Qu’est-ce qui en vous se conçoit comme étant silence ? C’est indéfinissable. Si vous vous égarez, écoutez de nouveau les sons. Ils vous ramèneront vers le silence, qui vous ramènera à ce qui connaît le silence et le son. Ne vous égarez pas dans la pensée. Détendez-vous tout simplement, relaxez, relaxez. C’est l’acte de foi et de confiance le plus simple.

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