jeudi 5 août 2010

Eric Baret: le dérangement

Personne ne peut me déranger, il n’y a que moi qui puisse me déranger. Quand je ne supporte pas un événement, c’est parce qu’il réveille en moi des choses que je ne supporte pas. Chacun a son petit lot d’événements qu’il ne supporte pas, parce qu’il a un lot de peurs qu’il ne supporte pas. Certains ne supportent pas la vue du sang, d’autres la violence, d’autres la pauvreté, d’autres de voir mourir les gens, de vieillir, peu importe. Ce que je ne supporte pas, ce sont les coups que cela crée en moi. Je me rends compte de cela, je suis attentif à l’écho, à la sensation… et je n’ai pas de réflexion proprement dite sur la pensée ; seulement me rendre compte que je suis l’auteur de mon propre dérangement.

"Le seul désir" Ed. Almora

3 commentaires:

  1. C’est vrai … dans l’état de "paix", rien n’a véritablement changé, des enfants meurent de faim, la guerre, les abus de pouvoir, etc., ce n’est pas que l’on soit indifférent, enfermé dans sa bulle, c’est que le conflit a pris fin en soi, autre chose agit, guérit…
    Chaque dérangement est une invitation au lâcher prise, laisser agir le silence.

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